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Possible

" Paul regarde autour de lui.

 

Une porte contre le mur du fond.

 

Sous une fenêtre,

trois tiroirs sans commode.

 

Sur une étagère,

Le bras d’une machine à coudre.

Deux robinets.

Un miroir piqué.

Des chutes de bois.

 

— Dans cet atelier, y’a probablement de quoi reconstruire des centaines d’objets.

— C’est faux.

— T’as peut-être pas tort. On serait plus sur des milliers.

 

Le gramophone tourne.

Nina Simone.

 

Noa ouvre un tiroir.

Des poignées.

Des interrupteurs.

Des vis.

 

Paul sourit.

 

— Tu vois.

— J’aime pas jeter.

— Moi non plus. Mais là, c’est limite du stockage compulsif.

— Non.

— Ah non ?

— Ça attend.

— Quoi ?

 

Noa prend une poignée dans le tiroir.

La tourne entre ses doigts.

 

— Je ne sais pas.

 

Paul secoue la tête.

 

Le vieux billot.

 Les étagères.

Les tiroirs.

Les morceaux de bois.

Les abat-jours.

Les poignées.

 

Il repose la pièce qu'il tient.

 

— Je suis pas sûr d'avoir compris.

 

Noa hausse les épaules.

 

— Moi non plus. "



Extrait, Noa, Isabelle Asni

Possible
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